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mercredi 31 mai 2017, Fête de la Visitation.

Bénédiction de Notre Dame de La Salette.

 

 

 

Les larmes de La Salette ont une vocation. Le passant qui les voit, même de loin, est invité à s’approcher, puis à s’arrêter à ses pieds, à contempler enfin le pourquoi d’un tel chagrin, ce qui permet d’écouter leur invitation à la vraie joie. Le regard des enfants qui ont été attiré par la Belle Dame qui s’est levée pour eux, ce regard plaide pour la confiance à accorder à Marie. Le sommeil même du chien de Maximin dit à sa façon sa satisfaction de nous voir en de si bonnes mains.

Oui, Ave pleine de grâces et pleine de joie, Ave pleine de Dieu et du salut apporté au monde. Le premier salut vous est venu de l’ange Gabriel. Il voyait en effet en Vous cette vocation à diffuser la joie, la vraie joie. Depuis, les Ave se multiplient à l’infini dans le cœur des hommes appelés à s’approcher de Vous pour aller à l’Unique Sauveur, Jésus. Mais pour bénéficier de la joie qu’est Marie, il faut commencer par mettre en doute les fausses joies après lesquelles nous courrons si souvent, après lesquelles nous nous épuisons, et qui, en fin de compte ne font que nourrir frustrations et aigreur de la vie morale.

Dans le Prologue de sa Règle comme au 1er degré d’humilité, S. Benoît fait de même : si nous voulons la vie véritable qui ne trompe pas, dit-il avec le psalmiste, fuyons le mal, faisons le bien, et poursuivons alors avec conviction la paix apportée par l’Incarnation rédemptrice, car Dieu ne laisse pas son peuple gémir en vain dans ses misères, Dieu se laisse toucher, comme Marie le disait à Pontmain en janvier 1871.

En 1846 à La Salette donc, la Très Sainte Vierge a prévenu que, une fois passées les tragédies de la Révolution, la paix n’était pas vraiment recherchée ; la paix dont on se contentait, n’était pas la vraie paix digne du cœur humain. On s’affairait alors sur les plaisirs faciles, on s’affaissait dans les futilités malsaines, sans sursum corda, sans lever les yeux vers les montagnes de Dieu, sans ces pensées venues du fond de la prière et du recueillement qui permettent de voir Dieu dans la foi et l’humilité, dans l’adoration en esprit et en vérité.

En 1917, il y a juste un siècle donc, la paix avait entièrement disparu, la cruauté de la guerre battait son plein. Nos villages ont encore la liste des morts à la guerre en ces quatre années sans fin. Dans le lointain Portugal, Notre Dame a repris son message de La Salette, message de sévérité qui met un coup d’arrêt à la superficialité des âmes pour leur donner faim et soif de la justice divine qui ne trompe pas, message d’espérance pour ceux qui se lèvent comme les enfants et écoutent les belles promesses.

De nos jours, la guerre n’est pas là officiellement ; pourtant chacun la sent roder autour de lui. Les plaisirs futiles fusent de tous côtés sous nos yeux, dans le vacarme d’une impertinente arrogance. Marie veille pourtant sur tous et sur chacun de ses enfants, car vraiment tous et chacun méritent beaucoup mieux que cela. Chaque passant est pour elle un intime qu’elle appelle et qu’elle éduque à la foi et à l’humilité pour l’éveiller à la joie de l’adoration en esprit et en vérité.

Notre Dame de la Visitation, vous êtes aussi Notre Dame du Cénacle qui nous apprenez à nous arrêter pour regarder l’Unique Réalité Nécessaire. Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant, et au long des jours, et à l’heure de la mort de chacun d’entre nous, amen.

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