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Solennité de l’Immaculée Conception

de la Très Sainte Vierge Marie, samedi 8 décembre 2018.

Mes bien chers Frères, mes très chers Fils, et vous tout particulièrement qui allez émettre vos vœux solennels dans un instant, Marie est immaculée, tout entière immaculée ! Tota pulchra es Maria et macula originalis non est in te. Par ces mots, Marthe Robin définissait le mystère de ce jour, et elle poursuivait : Certes, Marie appartient à la race des rachetés et tout en elle est le fruit de la Rédemption. Gratia plena : la première plénitude de grâce l’emporte et l’élève sans comparaison aucune sur la grâce consommée de tous les saints du Ciel et des saints à venir (R. Peyret, Prends ma vie Seigneur, p 113). L’Ancien Testament (Sag. 7,26) la voyait par avance comme le Miroir de la justice divine, c’est-à-dire le reflet exact de la pensée divine pleine de bienveillance, speculum justitiae ; l’expression est désormais dans ses litanies. L’image et ressemblance divine en Adam et Ève avaient été ternies par la chute originelle. En Marie, nouvelle Ève, le miroir est sans tache, aucune ombre n’y obscurcit la pureté divine et son amour qui ne demande qu’à se répandre. L’être de Marie est marqué au sceau de Dieu, son agir ne fait que confirmer cette adhésion intégrale au plan de Dieu. L’incarnation du Verbe requérait cela : l’évangile qui vient d’être chanté lève le voile sur l’indicible mystère, gratia plena. Le mystère de l’Église se situe, lui aussi, à ce niveau, miroir de justice, dans le rayonnement de Jésus, notre unique Sauveur, et de Marie, la première des rachetés ; le Concile accepte avec grande joie et fierté le titre traditionnel, socia Christi, la Mère du divin Rédempteur, écrit-il, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique (LG 60). Oui, aux côtés de Celui qui ôte le péché du monde, Marie est sans péché, l’Église aussi est sans péché, mais hélas non pas sans pécheur, précisent les théologiens, c’est trop clair En Marie rien n’échappe à Dieu ; en nous, en l’Église des pécheurs, quelque chose peut lui échapper. Aussi l’Église n’est-elle pleinement elle-même qu’en se réajustant sans cesse sur Marie, pleine de grâce. Oui, c’est vrai, l’actualité, surtout depuis quelques mois, se porte en faux contre ce beau mystère de sainteté, en pointant les pécheurs graves qui la déshonorent. La profession religieuse de ce matin au contraire affirme avec fermeté et joie cette sainteté, apportant son humble et solennel démenti à ce lamentable épisode de la vie de l’Église. Ce n’est pas la première fois que son mystère de pureté est traîné dans la boue, alors que l’Église possède pourtant en elle cette indéfectible vigueur de foi et d’humilité qui récupèrent les pauvres pécheurs pour les plonger dans la pureté divine venue jusqu’à nous par Jésus, fils de Marie, pour les embraser du véritable amour qui ne trompe pas, et purifie tout, jusqu’aux lamentables conséquences de leurs péchés. Par là la profession de ce matin entend révéler à notre monde inquiet et confus la pureté et la loyauté intouchables du mystère de l’Immaculée, mystère imprimé continûment dans l’Église. La cohorte des saints évêques et prêtres mentionnés dans sa prière de neuvaine témoigne de ce dessein du profès, appuyé sur ces saints. Puissent-ils faire rayonner le don qu’il fait de sa vie en se cachant dans le secret de la Face de Dieu (Ps. 31,21), oui, faire rayonner par les prêtres et les évêques l’authentique fécondité de l’Immaculée, eux qui sont les ministres authentiques du seul remède décisif face aux contrefaçons diaboliques…

 

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